Colonie de Madagascar et dépendances

Les textes qui suivent proviennent de données datant du tout début du 20ème siècle et certainement destinées à l’administration française, le titre étant « La France illustrée par départements ».

Colonie de Madagascar

et Dépendances (page 1)

Superficie: 59.000.000 d’hectares. — Population : 2.644.672 habitants

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Géographie.

Situation.– L’île de Madagascar est comprise presque entièrement dans la zone intertropicale.

Au Nord, le cap d’Ambre est situé par 11°57’30 ».

Au Sud, le cap Sainte Marie est situé par 25°38’55 » de latitude Sud.

En longitude, ses points extrêmes sont : sur la côte occidentale, le Cap Saint Vincent par 40°59’30 » ; sur la côte orientale, le Cap Est par 48°7’20 » de longitude. Ces longitudes sont comptées à partir du méridien de Paris.


La longueur de l’île, du Nord au Sud, est de 1570 kilomètres ; sa plus grande largeur de l’Est à l’Ouest, mesure 580 kilomètres.

Sa superficie totale, qui est de 590.000 kilomètres carrés, dépasse celle de la France d’environ 62.000 kilomètres carrés.

Par ses dimensions, Madagascar occupe la troisième place parmi les îles du globe, après la Nouvelle Guinée et Bornéo.

Quoique l’île de Madagascar soit située dans la zone intertropicale, les Hauts -Plateaux, qui en occupent la plus grande partie, sont relativement dans une zone tempérée ; c’est la région la plus fertile du pays.
Au contraire, sur les côtes, les terrains sont marécageux et très malsains, surtout du côté de l’Est.

Relief. — L’aspect même de l’île donne une impression exacte de sa constitution : la côte orientale, tirée en ligne droite, éveille l’idée d’une grande fracture qui a coupé Madagascar du côté de l’Océan Indien : tandis que la côte occidentale, très irrégulière de contour, fait soupçonner la présence de plaines de sédiments le long du canal de Mozambique.


Dans Madagascar, en effet, les montagnes sont situées à l’Est, dominant l’océan, les plaines sont à l’Ouest et au Sud-Ouest.

L’axe montagneux de l’île est formé d’une grande chaîne qui la parcourt du Nord au Sud et qui s’élargit au centre pour former un plateau élevé et accidenté, l’Imerina.

Ce plateau, ou plutôt ces plateaux, car il s’agit d’étages se succédant les uns aux autres comme des gradins, sont surmontés d’un massif.

Ce massif est composé de roches anciennes ; c’est le massif de l’Ankaratra, formé de chaînes convergentes aux formes aigües, aux flancs abrupts.

Le point culminant est le mont Tsiafajavana, qui s’élève à 2632 mètres et qui se dresse en une masse imposante au Sud de Tananarive.

Citons aussi le Piton d’Ibiti, un peu plus au Sud, avec 1630 mètres d’altitude. Le curieux lac Itasi, à 1200 mètres, est dominé par des cimes de 1600 à 1800 mètres. Au Nord-Ouest de Tananarive, le mont Vazobe ne doit pas avoir une altitude moindre.

Autour de ce massif s’appuient de grands plateaux : du côté de l’Ouest, ils sont très étendus et descendent assez lentement vers la plaine ; du côté de l’Est, ils ont très peu de largeur et s’abaissent rapidement jusqu’à la côte ; leurs rebords relevés sont autant de crêtes qui s’alignent les unes derrière les autres, parallèlement à la direction du littoral.

Au Nord et au Sud du massif de l’Ankaratra, deux chaînes s’en éloignent, l’une vers le cap d’Ambre, l’autre vers le faux Cap, près de Fort Dauphin.

au Nord, la chaîne qui court entre l’Ankaratra et le Cap d’Ambre est rectiligne et assez simple d’allures ; son altitude diminue progressivement en allant vers le Nord.

Citons les monts Ifahana, au Nord-Est de Tamatave, le Grand Plateau, élargissement de la chaîne à l’Est de Suberbieville, les monts des Mangakas près d’Antsakahari, le mont Mataola près d’Antsahabe et enfin le mont d’Ambre, 1360 mètres, qui domine majestueusement Antsirane et la baie de Diego.

A l’Est se  détache un chaînon qui, relevé à son extrémité ferme les hauteurs de la péninsule de Massoala et le cap de ce nom.

La chaîne qui va, au sud du massif de l’Ankaratra, de ce massif au faux Cap, est plus tortueuse et plus complexe.

On y distingue deux parties : une partie élevée et vraiment montagneuse jusqu’au Pic Vohibe, une partie ne forme de plateaux accidentés au Sud de ce pic.

La première partie possède des sommets d’une hauteur considérable pour l’île. Nommons le mont Vavato, 2206 mètres, près de Betafo, le mont Tsitondoina, 1926 mètres, au Sud de Fianarantsoa, enfin le mont Vohibe, 2200 mètres, près d’Ivohibe.


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